
À l’approche de la prochaine manche du Trophée Tourisme Endurance sur le mythique circuit de Lédenon, difficile de ne pas s’intéresser au parcours de Gabriel Bondurant. À 29 ans, le pilote de la 208 Racing Cup découvre progressivement les exigences du sport automobile, sur un terrain qu’il connaît pourtant depuis toujours.
Gabriel Bondurant : apprendre le TTE sur les terres de Lédenon
Grandir au bord d’un circuit forge forcément une passion particulière. Pour Gabriel Bondurant, le sport automobile fait partie du quotidien depuis l’enfance. Employé sur le circuit de Lédenon et engagé cette saison en 208 Racing Cup avec First Racing, il poursuit aujourd’hui un apprentissage commencé seulement l’année dernière.
« J’ai commencé la compétition un peu tard », explique-t-il avec lucidité. « J’ai d’abord fait des études, un master en management et marketing, puis créé une boutique de vêtements en ligne avec ma compagne. »
Un parcours différent de beaucoup de pilotes, mais qui ne l’a jamais éloigné de sa passion pour le sport mécanique.
Une découverte progressive de la compétition
Si son cousin Alexandre Bondurant avait déjà montré la voie quelques années plus tôt en 208 Cup, Gabriel a choisi de construire son expérience à son rythme.
« La première année, l’objectif était surtout de découvrir la voiture et de voir si ça me plaisait vraiment. »
Rapidement, il comprend que la discipline demande bien plus qu’il ne l’imaginait.
« Au début, je pensais que c’était plus facile. Mais je me suis rendu compte qu’il y avait un vrai travail à faire sur soi-même, sur la concentration, sur le pilotage. »
Encadré par l’équipe First Racing et notamment Vincent Verve, Gabriel découvre progressivement les subtilités du pilotage sur circuit : analyse vidéo, travail des trajectoires, gestion du freinage et recherche de régularité.
« Vincent passe énormément de temps avec moi. On regarde les vidéos, on travaille les détails. Dès qu’il me voit arriver, il me dit : “On fait une vidéo ?” »
Lédenon, un circuit à part
Si Gabriel connaît parfaitement le circuit de Lédenon pour y travailler au quotidien, il reconnaît que piloter sur cette piste reste un défi unique.
Réputé pour son relief impressionnant, ses nombreux virages à l’aveugle et son tracé anti-horaire, Lédenon est souvent considéré comme l’un des circuits les plus techniques du calendrier TTE.
« Beaucoup de pilotes arrivent ici en disant : “Je l’avais vu en vidéo, mais je ne pensais pas que c’était comme ça.” »
Pour aller vite à Lédenon, Gabriel insiste sur l’importance de conserver de la vitesse dans les portions en montée.
« Avec une 208, il faut garder énormément d’élan. Dans les montées du 9 ou du 14, si on perd trop de vitesse, c’est très compliqué. Il faut freiner un peu plus tôt, moins fort, et laisser rouler la voiture. »
Mais au-delà des freinages et des trajectoires, c’est surtout l’anticipation qui fait la différence.
« Il y a beaucoup de virages à l’aveugle. Il faut imaginer ce qui arrive derrière la bosse et réussir à placer son regard avant même de voir la sortie. »
Une progression construite étape par étape
Aujourd’hui engagé dans sa deuxième saison, Gabriel Bondurant poursuit son évolution avec méthode. Son principal axe de progression reste le freinage, un domaine essentiel pour continuer à gagner en performance.
« Soit je freine trop tôt et trop fort, soit trop tard et pas assez. C’est encore là-dessus que je dois progresser pour mieux entrer dans les virages et ressortir plus vite. »
Un apprentissage qu’il aborde avec patience, conscient que l’expérience joue un rôle majeur dans la progression.
Le TTE comme environnement idéal
Au-delà du pilotage, Gabriel apprécie particulièrement l’ambiance du Trophée Tourisme Endurance.
« J’adore l’ambiance du TTE. C’est convivial, on échange avec tout le monde, on est toujours bien accueillis. »
Un état d’esprit qui correspond parfaitement à sa vision du sport automobile : progresser, apprendre et partager.
Et même si le sprint reste sa formule préférée face aux courses relais, une chose est certaine : Gabriel Bondurant continue de prendre plaisir à découvrir l’univers du circuit, manche après manche.
À quelques jours du rendez-vous de Lédenon, nul doute qu’il aura à cœur de briller sur ce tracé qu’il connaît mieux que personne.
