
Passer de la Mitjet 1300 à la Mitjet 2 litres représente bien plus qu’un simple gain de cylindrée. Pour Olivier Lamy, pilote engagé en Free Berline-GT cette saison, c’est une évolution complète dans sa manière de piloter, construite sur l’expérience, l’engagement et une forte capacité d’adaptation.
Une vraie école : la Mitjet 1300
La Mitjet 1300 constitue une base d’apprentissage redoutable. Connue pour son comportement vif et parfois instable, elle oblige le pilote à être constamment actif, à corriger et à anticiper. Cette exigence permanente forge des bases solides.
C’est dans cette catégorie qu’Olivier a appris à gérer une voiture en mouvement, à accepter qu’elle glisse et à composer avec, développant un pilotage instinctif et engagé.
Le déclic en 2 litres
Le passage à la Mitjet 2 litres change radicalement les repères. Plus stable et plus posée, la voiture demande en revanche davantage de précision et de finesse.
Grâce à son expérience en 1300, Olivier s’adapte rapidement à ces nouvelles exigences. Cette transition réussie se concrétise immédiatement par un podium dès sa première saison, face à des pilotes expérimentés.
Un projet construit de A à Z
Cette performance est d’autant plus marquante qu’elle a été réalisée avec très peu de roulage. L’essentiel de son temps a été consacré à un projet ambitieux : construire sa propre voiture.
Face au coût d’une Mitjet 2 litres prête à courir, Olivier choisit de partir d’un châssis nu et de pièces d’occasion. Sans formation mécanique, il apprend sur le terrain, monte, démonte et ajuste à plusieurs reprises. Un processus long, exigeant, mais qui aboutit à une voiture performante et parfaitement maîtrisée, tout en réalisant une économie importante.
Un profil d’endurant
Son passé en moto, notamment en endurance, influence fortement son approche. Habitué aux longs relais, il trouve dans le format du Free Berline- GT un terrain d’expression idéal. Les courses longues lui permettent de s’exprimer pleinement, notamment grâce à sa régularité.
Cette exigence s’accompagne d’une préparation physique rigoureuse, avec un entraînement quotidien et une remise en forme significative.
Moto et auto : regards croisés
Le passage de la moto à la voiture ne change pas seulement les sensations pour le pilote, il impacte aussi son entourage.
Du point de vue de sa femme, ce changement est d’abord perçu comme rassurant. L’idée de voir son mari évoluer en voiture, mieux protégé que sur une moto, apporte un certain soulagement, même si le risque reste présent en compétition.
Paradoxalement, elle confie ressentir davantage de stress en le voyant courir en voiture. Une perception qui illustre bien la complexité de ce passage entre deux disciplines.
De son côté, Olivier souligne les différences fondamentales entre les deux pratiques. La moto impose une précision extrême, sans droit à l’erreur, avec très peu de protection. La voiture offre davantage de tolérance, permettant parfois de rattraper une situation, ce qui change profondément l’approche du pilotage.
Malgré cela, il reconnaît que l’intensité et l’adrénaline restent plus marquées en moto. L’automobile lui apporte aujourd’hui une forme de sérénité qu’il n’avait pas auparavant, avec un pilotage plus posé et réfléchi.
Une identité et des ambitions
Attaché à son numéro 82, devenu sa signature au fil des années, Olivier s’inscrit dans une logique de progression continue.
Après une première expérience son objectif est désormais clair : évoluer vers le GT, une catégorie en adéquation avec son profil et son goût pour l’endurance.
À travers son parcours, Olivier incarne pleinement l’esprit du TTE : progresser, s’adapter et se dépasser, avec passion et détermination.

